ÊTES-VOUS AU COURANT ?
Sous l’acronyme ADS « aménagement durable des stations » la mairie de Lège-Cap-Ferret met en place un plan de développement urbain qui va modifier le visage de Lège-Cap-Ferret.
Cette politique a pour ambition de favoriser les flux de touristes en développant les infrastructures pour le tourisme de masse : rues piétonnes, sens interdits, parkings, parcmètres...
Nous ne sommes pas des « stations », mais une communauté de villages. Nous souhaitons conserver notre mode de vie, notre différence, celle qui fait de notre presqu’île « la presqu’île du bonheur ». Nous ne voulons pas d’une
urbanisation standardisée avec rues piétonnes, parcmètres, sens interdits partout. Pour résumer nous ne voulons pas d’une urbanisation suivant le modèle de Saint Tropez.
Les villages de la presqu’île sont des villages de pêcheurs. Nous ne voulons pas qu’ils soient standardisés en « stations » et livrés au tourisme de masse, à ses tour opérateurs et ses bus bondés de visiteurs, comme à Lourdes ou à Prague...
Ce plan d’« aménagement durable des stations » est un plan pour accueillir plus, et non pas pour accueillir mieux, même s’il vous est présenté de manière séduisante.
Par exemple, ce plan prévoit la piétonnisation du Boulevard de la Plage, ce qui entravera votre liberté de circulation et occasionnera des embouteillages dans le centre du Cap-Ferret où l’on circule jusqu’à présent de manière fluide. La piétonnisation du Boulevard de la Plage aura pour conséquence des problèmes de stationnement, particulièrement les jours de marché, où les places disponibles dans le secteur sont déjà saturées.
Ce plan d’aménagement privera les habitants de Lège, Claouey, Le Four, Les Jacquets, Piquey, Piraillan, Le Canon, L’herbe, La vigne, d’accès au Cap-Ferret, où il sera impossible de se garer.
Les habitants de ces villages seront contraints de prendre des bus avec les touristes pour se rendre au Cap-Ferret.
Entre accueillir plus, et accueillir moins et mieux, nous choisissons accueillir moins et mieux, et surtout préserver notre mode de vie et notre habitat exceptionnel ainsi que notre liberté de circuler.
Nous n’avons pas besoin d’infrastructure pour augmenter la capacité d’accueil, mais au contraire de limiter les entrées de touristes lors des week- ends et des pics de la saison touristique. Il faut aussi limiter le nombre de touristes qui arrivent par les « UBA » (bateaux).
Les incendies de La Teste ont démontré à quel point notre habitat est fragile.
La priorité n’est pas d’accueillir plus, mais de mettre en place des dispositifs de lutte contre les incendies sur les routes en bordure de forêt où se garent camping-cars et voitures.
Aucun dispositif efficace et sérieux de prévention des incendies n’a été mis en place depuis les incendies de la Teste.
Cette étude d’« aménagement durable des stations » ( ADS ) prétend organiser Lège-Cap Ferret « horizon 2040 », mais ne propose rien pour conserver le Cap-Ferret !
Pourquoi ? Parce que les actions de conservation, de prévention et d’entretien ne se voient pas. Elles n’ont donc pas d’intérêt politique.
Ce plan « d’aménagement durable des stations », n’a rien de durable.
Il vous est proposé sous l’effet d’une mode nationale à laquelle souscrit un maire qui a lui aussi des ambitions nationales (l’ambition de devenir sénateur) ; mais les mesures préconisées ne sont pas adaptées au besoin de
notre municipalité.
Le développement des capacités d’accueil amènera des flux de touristes supplémentaires et donc de l’insécurité (cambriolages, vols, bagarres, incendie) ; une perte de « qualité de vie » pour nous tous.
Vous ferez connaissance avec la criminalité au quotidien que nous sommes parvenus jusque-là à tenir relativement à distance.
C’est pourquoi, partout en France, des voix se font entendre contre les projets visant à développer le tourisme de masse.
Les autorités de l’île de Bréhat ont affirmé récemment vouloir « accueillir moins pour accueillir mieux » et ont pris des décisions en ce sens.
Nous devons choisir entre deux politiques :
Ce n’est pas celle des riches contre les pauvres. Ce n’est pas Lège contre leCap-Ferret. Ce ne sont pas les piétons contre les voitures. Ces mises en opposition ont pour but de nous « diviser » pour nous imposer un projet.
Les deux politiques entre lesquelles nous devons choisir sont :
-conserver le bien précieux que nous avons, ou, subir une urbanisation qui va impacter notre mode de vie et notre façon de nous déplacer.
La marée touristique monte. Ce qui arrive aujourd’hui au Cap-Ferret arrivera demain à Lège. De notre choix et de nos actions dépendent notre qualité de vie dans les années à venir.
Quels sont vos réels besoins ?
Soit nous laissons une minorité animée par des ambitions politiques nationales nous imposer un plan d’urbanisation d’échelle nationale, soit nous choisissons un avenir singulier qui nous ressemble.
Nous avons le choix entre conserver le bien précieux que nous avons ou le vendre au tourisme de masse en suivant docilement les recommandations d’une étude d’aménagement soi-disant « durable » des stations.
Notre qualité de vie dans les années à venir dépend de notre choix éclairé.
Exigeons un véritable débat et un référendum local sur une politique qui engage notre avenir et celui de nos enfants et petits enfants !
Le secrétaire de l’association
Philippe Bartherotte
ASSOCIATION DE CONSERVATION DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’HABITAT DE
LEGE-CAP FERRET
Qu’est-ce que l’ACEHLCF ?
Une association à but non lucratif pour la préservation de l’environnement et du mode de
vie des habitants et des résidents de Lège-Cap-Ferret.
D e m a n d e z g r a t u i t e m e n t v o t r e b u l l e t i n d ’ a d h é s i o n :
associationlegecapferret@gmail.com