Et si nous étions candidats aux élections municipales ...
Avis à tous les candidats aux élections municipales, le programme de l’ACEH-LCF est libre de droit !
1. Stop au gaspillage municipal. L’argent public doit servir l’essentiel, pas le superflu.
Mettre fin aux investissements superflus et réorienter les budgets vers la sécurité et les infrastructures indispensables.
3 M€ pour l’Horizon, 6 M€ pour une école de danse, 10 M€ pour des bus qui circulent à vide : cette logique doit cesser.
La commune doit redevenir gestionnaire, pas dépensière.
Chaque euro dépensé doit répondre à un besoin réel des habitants ou des résidents.
2. Les incendies sont le risque numéro un, pas un sujet secondaire.
Créer une ligne budgétaire communale dédiée “Sécurité incendie”.
La municipalité doit s'équiper contre le risque numéro 1 qui menace son économie et son patrimoine.
Une commune riche, tirant ses ressources des droits de mutation immobiliers doit protéger son immobilier.
Mais aussi protéger la forêt qui fait sont attractivité.
C’est la valeur économique du territoire qui est en jeu : la sécurité incendie protège la forêt, les vies, et notre économie. Par conséquent la viabilité des rentrées fiscales de la mairie.
Ne pas mettre davantage de moyens pour répondre au Risque Incendie est irresponsable.
3. Le logement des actifs doit être une mission prioritaire
La commune doit consacrer une part de son budget à l’acquisition de foncier pour loger durablement ceux qui font vivre la Presqu’île. Pas d’économie possible sans les travailleurs et les artisans qui animent notre Presqu’île. Or les revenus de certain travailleurs ne leur permettent pas de se loger. La commune doit investir dans le foncier afin de le rendre accessible à ceux qui en ont besoin et servent l’économie de la Presqu’ile.
4. Stop à la mode de la « mobilité douce ».
Nous refuserons :
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les stationnements payants
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les rues piétonnes
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les sens interdits qui ne sont pas strictement nécessaires et risquent d'entraver la fluidité de la circulation
S’il est nécessaire de réguler les flux en période de pic de fréquentation estivales, nous défendons l’idée d'un péage à l'entrée à la Presqu’île, afin d'assurer la pérennité du principe de stationnement gratuit et libre partout sur la Presqu'île.
Ce péage serait gratuit pour :
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les habitants
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les résidents
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les artisans, commerçants, entrepreneurs et travailleurs
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les habitants des communes voisines
Les recettes de ce péage financeront le dispositif municipal de protection contre les incendies et notamment l’installation d'un dispositif de prévention incendie sur les parking forestiers.
5. L’érosion du littoral ne doit pas être vue de manière fataliste.
Nous devons commencer à envisager de défendre le littoral de manière harmonieuse avec les apports de sable naturel.
Des solutions de constitution de bancs de sable amortissant les houles en hiver existent, elles sont déjà mises en place en Hollande.
Nous ne pouvons continuer d'ignorer que ces solutions existent et traiter notre littoral comme si il était voué à la disparition. Ce n’est pas rationnel.
L’homme, en fixant les dunes par les forêts de pins, a empêché leur recul naturel hivernal, qui amortissait autrefois la puissance des houles. L’homme, en érigeant des barrages, a interrompu le transit des alluvions de nos montagnes vers le littoral. L’homme, enfin, en prélevant massivement le sable de nos fleuves, a rompu les équilibres sédimentaires. L’érosion du littoral est ainsi bien davantage l’œuvre de nos choix que celle de la nature elle-même.
Dès lors, il nous appartient de réparer nos erreurs : non pas en abandonnant lâchement un territoire que nous avons fragilisé, mais en le soignant, en le cultivant, en travaillant avec les éléments, afin de lui rendre sa viabilité. Les moyens modernes sont là ; encore faut-il avoir le courage de les mettre au service du vivant.
6. S'intégrer dans une nouvelle communauté de communes dédiées à la protection du littoral.
Une coopération avec les communes du Porge et de Lacanau avec lesquelles nous partageons un littoral nous semble préférable à l'appartenance à la COBAN qui nous coûte trop cher et nous influence dans le mauvais sens. Nous proposons d'engager une sortie à la COBAN pour être attachée aux communes du littoral afin d’envisager une défense commune du littoral.
7. Adaptation des bus "ALEGO"
Si nous convenons que nous avons besoin de transports publics, le nombre et la fréquence des bus « ALEGO » mis en circulation, la taille de ces bus, est disproportionné. Trop de bus circulent tous les jours à vide. Ce n'est ni écologique ni économiquement viable. Le dispositif des transports publics communaux est à revoir et à adapter à la réalité du besoin.
8. Le PLU doit être simple et appliqué de la même manière pour tous.
Une charte de deux pages mentionnant le pourcentage d’occupation du sol, la hauteur et le nombre de maisons constructible sur un terrain doit être mise en place. Le PLU actuel est trop compliqué et inadapté.
Des principes simples et connus de tous doivent régir le PLU :
-l’occupation du sol ne doit pas dépasser 15%, hors centre-ville.
-les constructions doivent respecter le caractère de l'architecture locale (exemple cabanes ostréicoles ou « maisons basques ».
9. Le PPRL doit être établi sur des bases rationnelles, empiriques et scientifiques.
Les zonages « à risque » arbitraires pour faire plaisir “à la rue près” sont une absurdité. L'érosion ne fait pas de quartier.
En zones à risque échéance entre 30 et 100 ans, les constructions doivent être permises mais légères afin de répondre à la loi climat et résilience. Occupation réduite, hauteur limitée. Mais pourquoi interdire la destruction d'une maison, afin reconstruire plus léger et sans fondation ?
10. La commune doit respecter les lois qu’elle impose à ses administrés :
Dans un état de droit, les règles d'urbanisme doivent s'appliquer à la commune.
Les aménagements urbains, de voiries, ou publics doivent donner lieu à des déclaration préalables de travaux affichés sur sites avant la modification de l’existant (rues, trottoirs, places) afin que les habitants et résidents puissent en être informés et le cas échéant former des recours.
Le principe de "pas d’investissements lourds en zones à risque » doit être adopté. Au Cap-Ferret, la mairie a dépensé 3 millions pour l’aménagement de l'accès à la plage de l’Horizon qui est pourtant une zone à risque immédiatement menacée par l'érosion sur la face océane.
11. démocratie participative et transparence.
La mairie doit afficher sur son site les projets et choix budgétaires votés en conseil municipal.
Elle doit faire publier des avis à la population dans le journal sud-ouest avant le début des travaux.
Un espace ouvert au vote des administrés devrait pouvoir être aménagé et confié à un tiers de confiance.
12. Audit des dépenses de fonctionnement de la mairie.
Notre mairie a pris des proportions importantes. Il est urgent de faire un audit afin de vérifier que ses dépenses de fonctionnement ne sont pas démesurées et que les budgets alloués aux risques réels et immédiat tels que le risque incendie et l'érosion, sont cohérents et suffisants.
Ceci nous semble être une bonne base de réflexion. Si vous avez des idées, donnez les nous en commentaires…