Mobilité et aménagement

Préserver nos déplacements, protéger notre mode de vie
La mobilité façonne au quotidien la vie de nos villages. À Lège-Cap Ferret, elle n’est pas seulement un enjeu technique : elle conditionne notre liberté de circuler, notre tranquillité, l’accès à nos commerces, et l’équilibre si particulier entre nos villages, la forêt et le littoral.
Pourtant, sous l’acronyme séduisant « Aménagement Durable des Stations (ADS) », la municipalité prépare une transformation profonde de l’organisation des déplacements sur toute la presqu’île. Présenté comme un projet moderne et écologique, ce plan vise en réalité à faciliter l’accueil d’un plus grand nombre de touristes, au détriment des habitants, des résidents et de notre mode de vie local. Êtes-vous au courant ?
Vers une mobilité pensée pour le tourisme de masse
L’étude ADS prévoit notamment :
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la multiplication des rues piétonnes, sens interdits et zones réglementées,
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l’installation de parkings, parcmètres et restrictions de stationnement,
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un recours accru aux bus pour transporter des groupes entiers de visiteurs,
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la piétonnisation d’axes essentiels comme le Boulevard de la Plage
Derrière le vocabulaire attractif de la « mobilité douce », ces mesures entraîneraient une dégradation majeure de la vie quotidienne : impossibilité de circuler librement, difficultés pour se garer, embouteillages artificiels, disparition progressive des déplacements de proximité qui font l’esprit même de nos villages. Êtes-vous au courant ?
Un impact direct sur les habitants
Ce projet n’améliore pas la mobilité : il la complexifie. Les habitants des villages de Lège, Claouey, Le Four, Les Jacquets, Piquey, Piraillan, Le Canon, l’Herbe ou encore La Vigne seraient contraints de renoncer à l’accès naturel au Cap-Ferret, ou d’utiliser des bus saturés, mélangés aux flux touristiques. Êtes-vous au courant ?
La suppression des places de stationnement, notamment sur le Boulevard de la Plage, créerait un déficit impossible à compenser. Les personnes âgées, les familles, les artisans, les commerçants… tous seraient touchés.
Préserver la mobilité, c’est préserver notre identité
Nos villages ne sont pas des « stations ». Nous refusons une urbanisation standardisée qui transformerait nos rues en zones touristiques anonymes, où la circulation des habitants deviendrait secondaire.
La mobilité que nous défendons est celle qui correspond à l’esprit presqu’île :
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simple,
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fluide,
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respectueuse de l’environnement,
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adaptée à un territoire fragile et naturel,
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équilibrée entre habitants et visiteurs.
Pour une mobilité mesurée, réfléchie et adaptée
L’ACEH-LCF considère que la priorité n’est pas d’accueillir plus, mais d’accueillir mieux, et surtout de protéger la tranquillité, la sécurité et le caractère exceptionnel de notre habitat.
Nous appelons à :
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une réflexion locale, transparente et participative,
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des mesures de mobilité réellement adaptées aux réalités de la presqu’île,
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la prise en compte des besoins des habitants avant ceux du tourisme de masse,
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un débat public et un référendum local sur les projets engageant l’avenir de notre territoire.